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Françoua Garrigues

Françoua Garrigues

- Comédien -


LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR - Babel95

Publié par Françoua Garrigues sur 30 Novembre 2008, 07:01am

Catégories : #Comédien, #Chant, #Babel 95

 

LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR

 de Suzanne Van Lohuizen

mise en scène de Julien Feder

Compagnie Babel 95

avec en alternance : André Antébi, Julie Boris, Katia Brétel, Sophie Burgué, Nathalie Debeurme, Françoua Garrigues, William Prunck, Guillaume Riant et Aurélien Tourte

musique : Raphaël Callandreau

scènographie : Thibault Sinay

lumière : Tanguy Gauchet et Charlotte Dubail

costumes : Julie Deljehier

Aktéon Théâtre - Paris (Novembre 2008-Février 2009)

 

LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR

 de Suzanne Van Lohuizen

mise en scène de Julien Feder

Compagnie Babel 95

 

Aktéon Théâtre - Paris (Novembre 2008-Février 2009)

LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR - Babel95LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR - Babel95

"On ne veut pas mourir ! À l'Aktéon Théâtre, la Compagnie Babel 95 présente un spectacle jeune public au titre paradoxalement ancré dans le temps, « les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir ». Trois petits vieux sans âge finalement, qui s'adressent aux spectateurs de six à… mille ans… ou plus si affinités. Le texte de Suzanne Van Lohuizen s'interroge sur la mort, donc sur la vie. Drôle de défi quand on veut parler à des enfants. Elle se sert de trois personnages décalés pour faire la nique au désespoir en confrontant l'humour et l'insouciance à l'idée de mort. Nous allons tous mourir, n'est-ce-pas ? C'est un fait, alors sachons-le, posons-nous des questions qui n'auront sans doute pas de réponses, et puis… Qu'on s'en amuse ! Autant que possible ! « Accepter », s'approprier cette mort qui appartient à tous, pour qu'elle ne nous tue pas avant l'heure. Défi relevé pour Mme Van Lohuizen : elle ose en parler à ceux qui viennent presque de naître, et sait le faire avec légèreté et acuité.

Ernest, Désiré et Stanislas sont de vieux colocataires. Ce matin, ils reçoivent une lettre : « Aujourd'hui, c'est le dernier jour. Toutes les journées ont été utilisées. Il n'y a rien à faire. ». D'abord, ils n'y croient pas. Ils répondent en toute logique à l'expéditeur, anonyme, qu'ils n'ont pas reçu son courrier. Et puis, tout simplement, ils ne veulent pas mourir, ils n'ont pas fini de vivre ! D'ailleurs, la mort, c'est trop long, on va s'y ennuyer, prenons un puzzle de 10 000 pièces pour y tuer, justement, le temps. Mais « il n'y a rien à faire ». Alors ils se demandent à quoi ça ressemble, la mort, lui donnent des visages et des chapeaux, des mers et des montagnes. Se demandent aussi, les uns aux autres, s'ils ont eu une belle vie, s'ils ont connu l'amour. « L'amour ? C'est quoi, ça ? ». Ils sont peut-être, en fin de compte, des enfants, ces trois vieux.

La mise en scène de Julien Feder nous projette dans un lieu et une époque intemporels. Il y a un musicien et une manipulatrice qui veillent sur l'histoire, forçant les personnages à évoluer avec de nouveaux éléments, ou les soutenant dans leurs actions, concrètes et spirituelles. Les trois petits vieux sont comme des marionnettes. Loin d'être dociles, ils sont pourtant bien obligés de tenir compte de tous ces éléments extérieurs, mais ils les contournent et les détournent jusqu'à épuisement, puisque, de toute manière, ils cesseront de vivre. Les personnages sont ici avant tout des comédiens, au teint blanc et au nez rougi de clown. Des acteurs complémentaires, comme les trois compères qu'ils incarnent dans tout leur burlesque et toute leur tendresse. Ils maquillent leurs rides sous nos yeux : ils vont se servir de leur complicité, avec la nôtre, pour devenir ce trio jovial. Eux ne vont pas mourir tout de suite, ils doivent jouer encore demain. À la fin, après la mort annoncée, ils ôtent leur vieillesse pour observer ce que deviennent leur personnage après leur vie. Nous n'en saurons pas plus, mis à part qu'elle s'est échappée pendant leur sommeil et qu'ils étaient bien trop occupés à ronfler ou à siffler pour sentir qu'elle se faisait la malle."

Claire Néel - Les Trois Coups

 

"Il y a trois sujets que les parents ont du mal à aborder avec leurs progénitures : le sexe (ou comment on fait les bébés ?), l’argent et la mort. C’est ce dernier que Suzanne Van Lohuizen a choisi d’expliquer avec son texte. Sans détour, sans arrondir les angles mais tout simplement à travers le quotidien de trois petits vieux très attachants. Ernest, Désiré et Stanislas ronflent à qui mieux mieux lorsque les lumières s’allument… Puis c’est le réveil, la toilette, le petit dèj, le tout réglé comme du papier à musique, tous trois ensemble, en se complétant bien sûr ! Et puis c’est la quille, le facteur vient de passer et a déposé une lettre. Fait bizarre car cela fait bien longtemps qu’une chose pareille n’était pas arrivée. Ils sont trop vieux, plus de faire-part, de réclames, ni même de facture, rien… Le dit courrier se résume à quelques lignes : « Aujourd’hui, c’est le dernier jour. Votre vie est finie. Toutes les journées ont été utilisées. Il n’y a rien à faire…». Bah voyons ! C’est quoi ce délire ? Bien sûr que non ce n’est pas fini. D’accord ils se sentent vieux, inutiles, mais ils sont bien ensemble et ils ont encore plein de choses à vivre. Que faire ? Ne rien faire ou réagir pour ne pas mourir ? Dilemme. C’est une journée bien particulière que nous partageons avec ces patriarches, leur dernière, mais non moins la meilleure. Cette pièce est très bien accueillie par le jeune public. Très drôle, tout en poésie, la mort n’est qu’une chose inévitable vécue ici comme un passage de la vie. La musique de Raphaël Callendreau y apporte une touche attendrissante. Une belle surprise."

Caroline Munsch

 

LES TROIS PETITS VIEUX QUI NE VOULAIENT PAS MOURIR - Babel95
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